lundi 30 décembre 2013

Les drones s'invitent dans les vignes du Bordelais


Les drones investissent le vignoble, ici le Bordelais. © DR.
Son groupe de spiritueux pèse plus de 600 millions d’euros, largement de quoi s’offrir un drone afin de diagnostiquer les besoins de la vigne.

Bernard Magrez a fait fortune dans les spiritueux et possède aujourd’hui dans le Bodelais des vins aussi fameux que le château Pape Clément, grand cru classé de Graves, le château La tour Carnet, grand Cru Classé 1855 Haut-Médoc, ou encore le château Fombrauge, grand cru classé de Saint-Emilion.
Pour surveiller ces joyaux, l’entreprise s’est dotée d’un drone qui aidera au diagnostic, « un outil de gestion et de mesure » d’une précision centimétrique comme l’évoque le communiqué de la société.

L’engin télépiloté est désormais chargé d’aider à identifier les zones nécessitant notamment un travail de traitement ou de fertilisation, mais aussi de définir un programme de gestion de l'enherbement.
Avec une caméra infra rouge embarquée, il pourra aussi mesurer la maturité du raisin. Cette analyse permettra ensuite de vendanger chaque parcelle à maturité optimale permettant ainsi d’obtenir des cuves plus homogènes
Entretien des sols ou encore drainage des parcelles, l’aéronef aura fort à faire sur ces terres bordelaises…

mardi 17 décembre 2013

Il créé un drone pour suivre son fils jusqu'à l'arrêt de bus


Idée géniale ? diabolique ? Papa doué mais paresseux ? Chacun se fera sa propre opinion sur l’invention d’une père de famille qui a décide de faire suivre son fils jusqu’à l’arrêt de bus par un drone…

L’histoire ne dit pas si le père a voulu suppléer à ses propres manquements ou à ceux du chien de la famille sans doute plus dissuasif qu’un drone. Toujours est-il que ce père de famille a trouvé l’idée de créer un drone chargé de… suivre son fiston sur le trajet qui sépare la maison à l’arrêt de bus, soit quelque 400 mètres ! L’idée est ingénieuse, puisqu’elle prévoit un dispositive émetteur dans le sac à dos de l’enfants de type GPS pour que l’aéronef – de type quadricoptère et muni d’une camera – puisse suivre le garcon jusqu’à sa destination.

vendredi 13 décembre 2013

dimanche 8 décembre 2013

Drones : au-delà des mythes, les réalités économiques


Se faire livrer une pizza ou le dernier jouet high-tech par un drone, ce n’est pas pour demain et ça pourrait ne jamais arriver. Même si la réalité rattrape la science-fiction à grand pas, le marché des drones n’en est qu’à ses toutes premières évolutions. Contrairement à ses voisins européens et aux Etats-Unis, la France dispose depuis 2012 d’une législation qui à la fois encadre l’utilisation de ces engins télécommandés et a créé le cadre légal afin de professionnaliser un secteur en plein développement.

L’Hexagone compte déjà 350 opérateurs de drones et une trentaine de fabricants. Co-fondateur de l’opérateur Redbird et président de la toute nouvelle Fédération professionnelle des drones civils, Emmanuel de Maistre tient à démythifier l’utilisation actuelle des drones et rétablir quelques vérités sur cet objet volant identifié, largement sujet à fantasme.
Les drones font l’actualité d’une manière insolite avec la possibilité de se faire livrer par ces engins…

Emmanuel de Maistre - Le grand fantasme est le drone qui livre des bières, des burritos voire même des livres en Australie. Mais c’est une farce. C’est interdit même si c’est faisable à condition de le guider. Cela impliquerait que les pizzerias soient équipées d’une flotte. C’était juste un coup de pub pour faire le buzz».

Quelle sont les conditions pour opérer un drone en France ?
E. de M. - La majorité des clients industriels ne va pas s’équiper en drone mais faire appel à des opérateurs car un drone coûte entre 10 000 et 50 000 euros. Il faut aussi employer un pilote formé, assuré et à jour dans sa formation. Le ticket d’entrée sur le marché pour un petit opérateur industriel est de l’ordre de 100 000 euros tout inclus dont les ingénieurs. Nous sommes encore sur des contrats qui portent sur des dizaines de milliers d’euros. Nous passerons bientôt à l’échelon au-dessus, c’est à dire topographier, surveiller ou analyser des lignes d’électricité ou des conduits de gaz mais ce n’est pas pour 2014.

Quelle est la législation pour les particuliers ?
E. de M. - Un particulier opère un jouet chez lui ou dans son jardin mais le particulier n’a pas le droit de voler en ville au-dessus des voitures. Il ne produit pas non plus d’images même si on voit des vidéos sur Internet. Ceux qui les réalisent et diffusent risquent des amendes lourdes car ils ne respectent pas le code du transport aérien. La Gendarmerie du transport aérien commence à relever des infractions qui se terminent par des rappels à la loi pour l’instant. C’est très dangereux. Un drone s’est écrasé dans la foule il y a peu à Barcelone, il faisait 6kg et est tombé de 30 mètres, il aurait pu y avoir des blessés.

Quelles sont les restrictions pour les entreprises ?
E. de M. - Il faut une autorisation de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) avec un manuel technique de l’entreprise, une autorisation pour le pilote même s’il n’y a pas encore de brevet de pilote de drone. Les drones sont aussi certifiés par la DGAC, soient ils sont de série et donc déjà approuvés, soit ce sont des créations par un particulier qui doivent être validées par l’Aviation civile. Il manque un dernier tampon qui est celui de l’assurance civile en cas d’accident. Il est interdit de survoler la foule, les lieux sensibles et de dépasser les 150 m car les avions volent à ce niveau. C’est contraignant mais au moins c’est très clair. La législation n’est pas parfaite mais elle va évoluer et a le mérite d’exister. Une législation européenne est attendue pour 2015-2016.

Comment le marché français du drone peut-il évoluer ?
E. de M. - Les constructeurs se structurent et rachètent d’autres PME. Parmi les opérateurs, il y a beaucoup de petites entreprises nées grâce à des indemnités chômage mais bientôt il faudra faire du chiffre d’affaires et tout le monde ne passera pas ce cap. Il y aura aussi des alliances entre opérateurs et des gens qui voudront vendre à des plus gros. 80% des dronistes font essentiellement de l’audiovisuel et 20% couvrent l’industriel dont la surveillance des grands réseaux, la topographie de mines ou de carrières et l’agriculture. Chaque drone a un marché mais c’est le traitement des images et des données qui, ensuite, change en fonction du client. Il faut de la concurrence dans ce secteur pour créer de l’émulation. Les marchés à l’international sont colossaux que cela soit la topographie de l’Afrique ou de la surveillance des réseaux d’énergie en Amérique du Sud.

Interview intégralement extraite du journal Le Parisien (2 décembre 2013).

jeudi 28 novembre 2013

Insolite : un drone au-dessus d’une prison au Québec


Le monde carcéral n'échappe pas à l'essor du drone. © DR.

Un drone téléguidé a survolé le centre de détention de Hull, voici quelques jours, laissant présager à une planification de trafic de stupéfiants ou d'armes destinés aux détenus.

Ce n’est pas la première fois que ce phénomène est observé au Québec : le survol d'un drone téléguidé équipé d’une caméra d'approche transmettant une image à un téléphone cellulaire…
Afin de limiter ces essais intempestifs, les autorités préconisent la mise en place de grands filets à mailles très serrés… D’autres se montrent plus radicaux :« Pourquoi pas être en mesure d'ouvrir le feu sur ces drones, comme au pigeon d'argile ? On doit avoir les outils pour arrêter ça. »
Le 24 juillet dernier, les autorités avaient saisi un appareil ayant survolé la zone tampon du centre de détention de Rivière-des-Prairies. Un verre en carton attaché sur le dessus de l'aéronef contenait des stupéfiants à destination de détenus.

Source : La presse.ca (26 novembre 2014).


jeudi 21 novembre 2013

Le drone, nouveau prédateur pour le frelon asiatique

Le frelon asiatique trouve avec le drone un prédateur à sa taille. © DR.


Simple mais il fallait y penser : utiliser un drone pour aller empoisonner les nids de frelons asiatique, un hyménoptère tueur d’homme.

Dans le Sud-Ouest, une zone de France particulièrement infestée par le frelon asiatique, le drone intervient en toute quiétude… et son télépilote aussi ! Calé à bonne distance de l’arbre dans lequel les hyménoptères ont élu domicile, ce dernier peut tranquillement venir empaler le nid cartonneux de sa perche-dard sans risquer de se faire agresser. Une bonne dose de poison plus tard, l’opérateur replie ses ailes et celui du drone… Travail accompli ! Une idée ingénieuse qui évite à l’agent destructeur de frelons asiatiques d’utiliser une perche classique pour atteindre des nids très souvent perchés à plusieurs dizaines de mètres du sol.

mercredi 13 novembre 2013

Montpellier : un drone fini son vol en bout de piste



Un drone a atterri en bout de piste de l’aéroport de Montpellier-Méditerranée heureusement sans incident. Problème : son pilote n’a pu présenter ni licence, ni autorisation préfectorale.

Mercredi 6 novembre dernier, en début de soirée, les gendarmes de la brigade des transports aériens de l’aéroport de Montpellier-Méditerranée ont été alertés qu’un drone s’était posé en urgence sur la bretelle qui longe la piste secondaire du site. Le problème : cette manœuvre avait eu lieu au moment où un avion léger était en phase d’atterrissage !
Le propriétaire du drone a vite été identifié comme étant un riverain effectuant des prises de vue dans le secteur du parc des expositions.
En absence de licence théorique de pilote, d’autorisation préfectorale et d’homologation de son aéronef, celui-ci a été convoqué devant la justice en avril 2014, notamment pour « mise en danger d’autrui ».

mercredi 30 octobre 2013

SNCF : l'usage des drones déjà sur les rails


Définir dès aujourd’hui – et sur un marché en plein essor – les potentialités des drones sur le réseau de l’entreprise, telle est la mission que la SNCF confit depuis peu à des prestataires privés.


Remplacer la classique nacelle et les agents chargés à bord par un outillage high-tech qui ne nécessite pas d’interruption de trafic tout en permettant de travailler de jour… Voilà en substance les bienfaits que la SNCF trouve à l’emploi des drones. C’est en tout cas le sens des essais entrepris depuis peu en sous-traitance d’entreprises locatrices de drones autour du viaduc de Roquemaure, situé près d’Avignon.
Traquer les défauts de structures sans gêner l’utilisation classique des voies, voilà la mission confiée par la SNCF à des aéronefs qui, couronnée de succès, appelle déjà d’autres essais pour d’autres usages… A suivre…

Source “Les infos”, le journal d’Information interne de SNCF – N°30 novembre.

jeudi 3 octobre 2013

Revue de presse - septembre 2013


vendredi 27 septembre 2013

Des-Drones : des criminels en plein ciel

Deux rapports publiés le 22 octobre par Amnesty International et Human Rights Watch accablent le gouvernement américain dans de nombreux cas d'attaques de drones perpétrées au Pakistan et au Yémen, affirmant que "les Etats-Unis y ont illégalement tué des personnes", et parlant même dans certains cas de crimes de guerre. Sur la base de témoignages recueillis sur le terrain, les deux organisations aboutisent à des chiffres terribles : dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, par exemple, 2000 à 4700 personnes - dont des centaines de civils - ont été tuées par plus de 300 tirs de drones américains depuis 2004.
Les drones américains accusés par Amnesty International et par Human Rights Watch d'être responsables de crimes de guerre au Pakistan et au Yémen.

mercredi 17 juillet 2013

Emploi du drone : six secteurs prometteurs



Demain, le drone, un outil pro comme les autres ? © DR.
Selon Emmanuel De Maistre, président de la Fédération Professionnelle des Drones Civils, six secteurs d’activité semblent déjà être impactés par ces nouvelles technologies. Six secteurs très vraisemblablement prometteurs…

Le secteur du BTP
La précision de captation des éléments lors des études de terrain réalisées par les drones améliore grandement le rendement des professionnels du bâtiment ou de tout autre chantier. Relevés topographiques ou cartographique : pour les entreprises (construction d’infrastructures, architectes…), le gain de temps sur ces tâches est indéniable.

L’agriculture de précision
Données GPS et capteurs de rendement peuvent permettre d’apporter une réelle plus-value sur l’identification des problématiques dont les cultures peuvent être affectées. Agriculteurs sur des problématiques hydriques, vignerons sur certains épandages… Le monde agricole compte bien profiter des drones pour optimiser leurs interventions sur leur exploitation, et ceci quels que soient le relief et la météo, le drone…

Les réseaux de transports et d’énergie
Détection de perturbations, de dangers potentiels, d’intrusions mal-intentionnées. Réseaux régionaux ou nationaux sont autant de cibles potentielles pour ce marché sensible.

Les mines et les carrières
Dans le cas de terrains difficilement accessibles et praticables, les drones peuvent intervenir de façon plus aisée et plus souple que les hommes pour des études et des relevés au sol. Gain de temps et d’argent… L’usage des drones va ici aussi permettre d’optimiser certaines tâches, notamment lors des besoins de modélisation de stocks.

Le soutien à l’intervention d’urgence
Lors de catastrophes naturelles, environnementales ou incidents malintentionnés, le drone permet d’obtenir une vue globale de la situation et d’opérer sans risque pour les personnels d’intervention des relevés indispensables à l’intervention des secours : photos, vidéos, images thermiques, mais aussi mesure de concentration de gaz ou de radioactivité, ou encore captation 3D pour la matérialisation des dégâts …

Le surveillance de sites sensibles
Les forces de l’ordre font parti des clients du marché du drone à très moyen terme. Surveillance furtive, ou encore contrôles d’infrastructures ultra sensibles… Ce secteur d’activité est d’ores et déjà à l’œuvre pour imaginer les scenarios et les usages de demain…

mercredi 19 juin 2013

VID-Un drone survole l'épave du Costa Concordia

De belles images au-delà de la tragédie qui a vu 32 personnes mourir…

 
©Team Blacksheep 2013.

jeudi 18 avril 2013

Drones civiles : un marché en plein essor


Voilà un peu plus d’un an que la France a légiféré sur l’utilisation professionnelle des drones civils. Le marché est aujourd’hui en plein essor…

Agences immobilières pour réaliser des vues aériennes de propriétés mises en vente dans le Sud, des éleveurs pour garder un œil sur leur bétail, les pompiers pour repérer des survivants dans des zones de catastrophes… Le déploiement d’un drone intéresse de plus en plus de professionnels. Un choix judicieux quand on sait que son usage coûte 10 fois moins cher qu’un vol en hélicoptère pour un même travail photographique (on parle de 2000 € l’heure en hélicoptère, comptez 300 € cette même heure pour des images par drone !).
Quel avenir pour la législation en place ?
Mais c’est surtout du côté des particuliers que l’engin trouve son essor le plus important avec des produits qui se pilotent sans connaissance ni formation particulière. Juste un peu d’entraînement pour éviter murs et crashs intempestifs.
Devrait se poser dans un avenir très proche la question de la formation des utilisateurs amateurs, de la régulation d’un trafic qui envahira le ciel sans oublier les questions d’atteinte à la vie privée…