jeudi 22 mai 2014

Easy Jet veut s'équiper de drones pour inspecter ses avions


Un usage du drone inattendu : la maintenance aéronautique. © A. Pingstone.
La compagnie britannique à bas coûts envisage d’utiliser des drones afin de réduire ses coûts de maintenance et tout en accélérant la remise en marche de ses appareils.

Easy Jet, la compagnie aérienne low cost britannique, a exprimé son intention de mettre à disposition de ses personnels au sol des drones télécommandés afin de pouvoir inspecter certains de ses avions au sol. L’objectif de cette démarche est double : accroître l’efficacité des équipes de maintenance et en réduire les coûts.
Et c’est dans le sud de l’Angleterre, à Luton, site de son siège, que le transporteur a procédé à une démonstration à l’aide d’un drone de type hexacoptère à peine plus grand qu’un ballon de football.
La compagnie explique que cet usage de drones pourrait, dans certains cas précis, permettre de raccourcir la durée de l’inspection à quelques heures contre parfois plus d’une journée actuellement.
Une idée qui devrait faire son chemin quand on sait que sept décollages sur mil sont aujourd’hui affectés par un problème technique. Easy Jet veut, quant à elle, s’engager, à réduire ce taux à… zéro, tout simplement ! à l’horizon 2020. En revanche, la société ne donne aucun détail sur le montant des économies que pourrait générer cette idée innovante.

Source : The Gardian (UK)

mercredi 21 mai 2014

Cahors : un lycée pionnier du pilotage de drone à l'école


Le maniement de drones nécessite une formation au pilotage. © DR.
Dans le Lot, des lycéens en bac pro photographie s’initient à la théorie et à la pratique du maniement du drone.

En complément de leur bac professionnel de photo, une dizaine de jeunes lycéens du lycée Saint-Etienne ont entamé cette année à Cahors la première formation au pilotage de drones.
Depuis décembre, ils étudiaient la théorie du vol, la réglementation aérienne afin de passer leur certificat pilote ULM. Ils se sont aussi exercés sur simulateur. Le temps est venu à présent, de prendre en main les télécommandes de l’aéronef.
« La formation au pilotage de drone est en dehors du programme officiel. Mais le rectorat est au courant et après trois ans d'études, nos élèves auront leur bac pro de photographie de l'Education nationale et leur diplôme de pilote de drone de la DGAC», explique le directeur de l’établissement, un lycée privé en contrat avec l’Education nationale.

Curieusement, ce sont les filles qui ont le plus répondu à l’offre de cette formation : elles représentent en effet huit des neuf membres du groupe invités ce jour de mai à piloter leur petits quadricoptères sous un beau ciel bleu. L’exercice du jour ? Un slalom entre quelques piquets.
Dans quelques semaines, tous ces jeunes devront passer l'examen théorique de la DGAC commun aux ULM, avions et drones. Leur formation prévoit ensuite de leur faire passer l'examen théorique spécifique sur les règles du travail aérien l’année prochaine, puis, en 3e année, un examen pratique pour obtenir leur DNC, la « déclaration de niveau de compétence » reconnue par la DGAC.
En attendant, si cette formation au pilotage de drones n'est encore qu'une formation optionnelle, le directeur du lycée aspire à ce qu'elle fasse un jour partie intégrante du bac pro.

Source : La Croix avec l'AFP (20 mai 2014).

mardi 20 mai 2014

Nancy : 400 € d'amende pour avoir filmé la ville avec un drone


Une amende de 400 euros pour le pilote nancéen indélicat. © Th Samson/ AFP.
Il y a quelques mois, un lycéen, majeur, avait filmé la ville de Nancy avec un drone sans autorisation et posté sa vidéo. Convoqué devant le tribunal correctionnel de la ville, il vient d’être condamné à 400 euros d’amende.

Premier utilisateur de drone mi en cause par la justice pour usage d’un drone dans un lieu public sans autorisation, Thomas Nans, un jeune Nancéien de 18 ans, vient d’être condamné à… 400 euros d’amende. Cent euros pour non respect de la réglementation en vigueur, dont il prétendait ne pas connaître l’existence, et de 300 euros pour mise en danger de la vie d’autrui.
Contrairement aux propos tenus par certains médias :
• NON, cette affaire n’a pas « ouvert le débat sur l’autorisation des drones civils ». Cette question a déjà été posée il y a quelques années. Sa réponse ? Une, sinon la législation la plus pointue en la matière d’Europe et au delà, du monde, énoncée en avril 2012, la fameuse dont le lycéen prétendit ne pas avoir connaissance ;
• NON, les réseaux sociaux ne se sont pas « enflammés à l’annonce des poursuites pénales ». Une page de soutien sur Facebook avait recueilli plus de… 12.000 adhésions pour protester contre celles-ci (?). 12 000 ? Un nombre dérisoire qui représente à peine 10 % des plus de 127 000 licenciés des aéroclubs français, par exemple, une goutte d’eau sur un territoire comme la France.
Des réactions navrantes à son jugement
Quant aux réactions du fautif, assez audacieux pour lancé deux sociétés dans la communication et dans la location de caméras et de drone mais pas assez pour en accepter les conséquences, elles sont consternantes, à des années lumières du comportement que l’on est en droit d’attendre d’un entrepreneur mature. Exemples :
1 - « J'ai l'impression d'avoir été traité comme un méchant délinquant », a-t-il déclaré. Pour rappel, ne pas respecter une réglementation fait de tout citoyen un déliquant, qu’il soit banquier ou restaurateur ;
2 - « Cela partait d’un principe simple et bon enfant », s’indigne-t-il encore dans la même déclaration radiophonique. Mais c’est bien ceci qui lui a été reproché, le manque de jugement, l’étincelle de prise d’une conscience sur la manipulation d’un drone qui ne doit pas être considérée comme une chose simple sans conséquence, que ce geste de pilotage doit être bon enfant dans un jardin d’un particulier mais doit être réfléchi et responsable dans un espace public !
3 – « On est en train de réfléchir suite à cette histoire si c’est intéressant de déveloper cette activité sur le territoire français ou si vaut mieux aller dans d’autres pays », conclut-il. Nous lui suggérons de bien se renseigner avant, l’activité des drones civils est tout simplement INTERDITE en Espagne depuis le 7 avril 2014 !
Pour un jeune - certes, vexé - qui passe son bac dans quelques semaines, sur des sujets « justice », et « liberté », en épreuve de philo, ce ne sera pas 400 euros, mais zéro pointé !

Exemple ailleurs, chez nos voisins européens :
- le cas espagnol (doc PDF)
- le cas belge (article de la RTBF)

vendredi 16 mai 2014

L'Espagne vient d'interdire l'usage des drones civils



L'AESA, l'agence par qui le scandale arrive. © JF.
Prise le 7 avril dernier, la décision a surpris nombre de passionnés et de professionnels : l’Espagne interdit jusqu’à nouvel ordre l’utilisation de drones civils à usage commercial.

Les engins volants télécommandés et autres aéronefs télépilotés sont désormais interdits au-dessus le l’Espagne et ceci pour une duré indéterminée. C’est la décision publiée par l’AESA (Agence d’Etat de la Sécurité Aérienne espagnole). C’est un coup dur pour la profession (conception, vente, usage…) qui commençait à se structurer dans la péninsule ibérique comme elle le fait en France.
C’est en des termes très durs que cet avis a été prononcé : « Es decir, no está permitido, y nunca lo ha estado, el uso de aeronaves pilotadas por control remoto con fines comerciales o profesionales… », c’est-à-dire « il n’est pas permis, et il ne l’a jamais été, d’utiliser des aéronefs télépilotés à distance à des fins commerciales et professionelles…  », soit une  mise en cause directe des usages de type FPV (de l’anglais first person view) qui désigne le pilotage à distance/en immersion, hors vue directe du pilote…
Les activités d’aéromodélisme restent néanmoins tolérées sur des espaces délimités, et encadrés. Pour l’heure, les professionnels sont plongés dans l’expectative, dans un domaine technique et technologique où l’innovation peut être générateur d’emploi dans un pays ravage par le chômage. A l’instar de la société ibérique Flightech basée à Madrid qui lorgne désormais du côté de l’Amérique latine, forte de son expérience dans les aéronefs employés sur la détection d’incendie…
A suivre…

Source : site de l'AESA

dimanche 11 mai 2014

Un drone s'écrase sur une plage à Nice


La quiétude des plages du Sud perturbée par un drone. © P. Murris.
Atterrissage d’urgence, voire crashs, les drones échappent parfois à leur pilote. Vendredi dernier, l’un d’entre eux a fini sa course en feu sur une plage niçoise heureusement sans conséquences graves.

Il était environ 9h30 vendredi dernier quand un engin insolite est venu finir sa course face contre terre et en feu sur la plage du Castel à Nice. Cet engin ? Un drone qu’un touriste Sud-coréen avait lancé depuis le sommet du château de Nice. Celui-ci aurait rapidement perdu le contrôle de cet octocoptère de modèle S 1000 DJI qui viendra finalement s’écraser sur cette plage fréquentée
Si personne n'a été blessé, une enquête est ouverte pour déterminer les causes de l'incident qui aurait pu avoir des conséquences plus dramatiques.
Absence de prise de conscience du pilote des risques encourus sur un espace urbain, manquement au respect des règles établies et des lois en la matière, matériel non adapté à un vol en zone urbaine, défaut d’enregistrement auprès de la DGAC (Aviation Civile) pour une activité particulière… La liste des faits reprochés au pilote amateur s’avère longue sans parler de l’autorisation préfectorale voire municipale pour survoler Nice
Pour Emmanuel de Maistre, président de la FPDC (Fédération Professionelle du Drone Civil) : « Les fabricants et les vendeurs doivent (…) alerter leurs clients sur les risques potentiels » de l’usage des drones. Le temps est à l’explication avant les complications.
En attendant, contrairement à se que peut prétendre la presse locale, les limites exactes de l’emploi d’un drone en agglomération sont définies dans l’arrêté du 11 avril 2012 : en agglomération, drone avec parachute obligatoire pour un poids total de 4 kg tout mouillé et pas d’évolution aérienne à moins de 30 mètres du public à moins que celui-ci ait eu connaissance de la présence d’un aéronef télépiloté au-dessus de sa tête…

dimanche 4 mai 2014

Revue de presse - avril 2014


avril 2014 – Drone mag

Les aéronefs télépilotés sur le Net ces dernières semaines :

• Impression 3D : c’est au tour des drones – Sciences et Avenir (9 avril)
• L'archéologie numérique est arrivée - InformatiqueNews (15 avril)

Monde agricole :

Monde industriel :

(18)

jeudi 1 mai 2014

Les perspectives du marché du drone pour 2015

(le temps d'éplucher l'étude parue fin mars sur ce sujet et d'en rédiger ici un copieux compte-rendu…)