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| Une amende de 400 euros pour le pilote nancéen indélicat. © Th Samson/ AFP. |
Premier utilisateur de drone mi en cause par la justice pour usage d’un
drone dans un lieu public sans autorisation, Thomas Nans, un jeune Nancéien de
18 ans, vient d’être condamné à… 400 euros d’amende. Cent euros pour non
respect de la réglementation en vigueur, dont il prétendait ne pas connaître
l’existence, et de 300 euros pour mise en danger de la vie d’autrui.
Contrairement aux propos tenus par certains médias :
• NON, cette affaire n’a pas « ouvert le débat
sur l’autorisation des drones civils ». Cette question a déjà été posée il
y a quelques années. Sa réponse ? Une, sinon la législation la plus pointue en
la matière d’Europe et au delà, du monde, énoncée en avril 2012, la fameuse
dont le lycéen prétendit ne pas avoir connaissance ;
• NON, les réseaux sociaux ne se sont pas « enflammés
à l’annonce des poursuites pénales ». Une page de soutien sur Facebook
avait recueilli plus de… 12.000 adhésions pour protester contre celles-ci (?).
12 000 ? Un nombre dérisoire qui représente à peine 10 % des plus de
127 000 licenciés des aéroclubs français, par exemple, une goutte d’eau
sur un territoire comme la France.
Des réactions navrantes à son jugement
Quant aux réactions du fautif, assez audacieux pour lancé
deux sociétés dans la communication et dans la location de caméras et de drone
mais pas assez pour en accepter les conséquences, elles sont consternantes, à
des années lumières du comportement que l’on est en droit d’attendre d’un
entrepreneur mature. Exemples :
1 - « J'ai l'impression d'avoir été traité comme
un méchant délinquant », a-t-il déclaré. Pour rappel, ne pas respecter une
réglementation fait de tout citoyen un déliquant, qu’il soit banquier ou restaurateur
;
2 - « Cela partait d’un principe simple et bon
enfant », s’indigne-t-il encore dans la même déclaration radiophonique.
Mais c’est bien ceci qui lui a été reproché, le manque de jugement, l’étincelle
de prise d’une conscience sur la manipulation d’un drone qui ne doit pas être
considérée comme une chose simple sans conséquence, que ce geste de pilotage
doit être bon enfant dans un jardin d’un particulier mais doit être réfléchi et
responsable dans un espace public !
3 – « On est en train de réfléchir suite à cette
histoire si c’est intéressant de déveloper cette activité sur le territoire
français ou si vaut mieux aller dans d’autres pays », conclut-il. Nous lui
suggérons de bien se renseigner avant, l’activité des drones civils est tout
simplement INTERDITE en Espagne depuis le 7 avril 2014 !
Pour un jeune - certes, vexé - qui passe son bac dans quelques
semaines, sur des sujets « justice », et « liberté », en épreuve
de philo, ce ne sera pas 400 euros, mais zéro pointé !
Exemple ailleurs, chez nos voisins européens :
- le cas espagnol (doc PDF)
- le cas belge (article de la RTBF)

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