Edito
Drones et lutte des classes
Comme toute technologie, les drones inquiètent plus qu'ils ne rassurent, se faisant plus présents chaque jour dans l'exécution de tâches toujours plus originales…
A l'heure d'un libéralisme triomphant(*), adulé qu'il est par des élites économiques, et alors que la classe ouvrière s'enlise dans une crise qui ne lui dit pas que sont modèle social a vécu, le Net permet à certains de poursuivre la lutte non sans un certain "humour". En témoigne un article trouvé en ce début nombre 2015…
Le drone y est présenté dès le premier paragraphe comme " un progrès technologique mais aussi un risque pour l’emploi des salariés ", pardon, des masses laborieuses, toujours exploitées par le grand capital.
On y dénonce dans le second l'aide apportée par les forces de l'ordre lors de la COP 21 par ces drones comme s'ils allaient suppléés les forces terrestres. Et si l'auteur admettait simplement qu'ils peuvent aider à sécuriser un périmètre ou s'intégrer à des missions impossibles pour des hommes à terre. Voire, faire moins de bruit et coûter bien moins cher qu'un hélicoptère (sans parler de pollution), tout simplement !…
D'hélicoptère il est encore question puisque le drone - selon l'auteur - casse au moins par quatre le coût du vol. Oui mais voilà, pour faire voler un drone comme un hélicoptère, il faut employer autant de monde. L'argument du drone voleur d'emploi ne tient plus. Au contraire, le fric ainsi économisé peut être allouer à d'autres missions, emplois, stages…
Les " atouts " des drones ?
On perd alors un peu le fil quand il est question d'évoquer les " atouts " des drones, estimés précis, rapides et moins chers que l'homme. Virage à 180° encore quand M. Jocquel de FO Cheminots - qui vient au passage de critiquer les objectifs de rentabilité de son employeur - expose l'idée que, finalement, le drone est un bon moyen de lutter contre la délinquance. Celle qui oblige la SNCF à surveiller des kilomètres de voies ! Quid ici d'ailleurs du couplet sur le travail aliénant ? Mieux, M. Jocquel estime par ailleurs - s'appuyant sur l'évocation de la catastrophe de Brétigny et ses victimes - que rien ne vaut la maintenance humaine… Pour rappel, le BEA en charge du rapport d'expertise a pointé du doigt des carences humaines et non techniques…
Mention spéciale pour l'annexe de cet article, en forme d'encadré " zoom " sur fond bleu. Ses propos restent sidérant de confusion : après avoir évoqué des drones civils, cet encadré parle de drone de loisir pour déplorer une législation France " quasi inexistante " ???
NB : Tous les exemples évoqués ci-dessus sont tirés d'un article paru sur le web en ce début de novembre 2015 dont nous ne sourions évoqué ici la référence mais que nous tenons en PDF à disposition des personnes intéressées…
(*) Même si de plus en plus de citoyens du monde lui préfèrent "participatisme", "collaborationnisme" et autres solidarités.
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