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| Ruines de la civilisation dans la région du Canyon de Chaco. © John Kahrs. |
Une équipe d’archéologues travaillant sur le site
d’un village antique attribué à la culture Chaco, au Nouveau-Mexique, ont eu
l’idée d’équipé un drone d’une camera infra rouge pour affiner leurs recherches
sur ce ce qu'ils pensent être notamment des fosses cérémoniales.
C’est ce que révèle une étude publiée au début du
mois d’avril dans la revue américaine Journal
of Archaeological Science, une étape importante outre Atlantique dans
l’évolution des outils utilisés par les chercheurs pour parvenir à éclaircir
certaines énigmes.
Voila plus de quarante ans que les archéologues
utilisent les images aériennes mais aussi les technologies de type ondes
thermiques dans leur travail, mais celles-ci restaient pour le moment onéreuses
Aujourd’hui, une technologie abordable
Avec l’évolution des drones et des technologies
qu’ils embarquent, les archéologues peuvent aujourd’hui obtenir des images de très
haute qualité. La possibilité de moduler les altitudes et de pouvoir jouer
facilement avec les angles de prises de vue multiplie d’autant les usages à des
coûts particulièrement attractifs (comptez quelques milliers d’euros pour
octocoptère)
Deux
archéologues – Jesse Casana, archéologue à l'Université de l'Arkansas, associé
au professeur John Kantner de l'Université du Nord Floride – ont ainsi testé le
drone dans une zone isolée du Nouveau-Mexique, située au sud du Canyon de
Chaco , un ancien centre culturel et religieux de civilisation Pueblo.
D’autres zones de recherche archéologique
particulièrement sèches ont déjà été survolées par drone, notamment en Arabie
Saoudite et à Chypre. Il s’agit de zones où les écarts entre températures diurnes
et nocturnes permettent de récupérer des empreintes thermiques sur les
structures de Pierre enterrées par exemple.
Un corps scientifique enthousiaste
Le corps scientifique archéologique s’intéresse de
plus en plus à ces nouvelles applications, comme Sarah Parcak, archéologue à
l'Université de l'Alabama à Birmingham. En aucune façon impliquée dans les
recherches du Nouveau-Mexique, la chercheuse s’enthousiasme déjà pour ses
fouilles égyptiennes :
"Ces nouvelles technologies nous montrent des éléments
auxquels nous ne nous attendions pas (…) La télédétection aérienne, c’est
vraiment comme s’équiper d'yeux au dessus de nos têtes."
Les drones ont pourtant leurs limites. Pour l’heure,
sur des questions d’autonomie, (environ 15 minutes de vol) mais aussi sur des
problématiques de poids du matériel embarqué. Autres facteurs limitatif : la réglementation
fédérale qui pourraient durcir les règles encadrant les vols de drone.
Pour le professeur Kantner, l’augmentation des
capacités des drones permettrait d'examiner de vastes zones. Des espaces à
terme menacés par des projets d’exploitation pétrolière, gazière ou encore d’uranium
programmés dans la région.
D’après un article de S. Montoya Bryan - AP sur KMPH Fox 26 (US).

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